L’image de soi et la rhétorique dans la <i>Lettre à d’Alembert</i>

  • OYAMA Kentaro
    Étudiant en 3<sup>ème</sup> année de doctorat à l’Université de Kyoto

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  • 『ダランベール氏への手紙』における自己像とレトリック
  • 『 ダランベール シ エ ノ テガミ 』 ニ オケル ジコゾウ ト レトリック

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Abstract

<p>L’image de soi et la rhétorique dans la Lettre à d’Alembert</p> <br/> <p> Dans l’article « Genève », qui figure au tome VII de l’Encyclopédie, d’Alembert préconisait l’établissement d’un théâtre dans cette ville, afin d’en épurer les moeurs. C’est pour réfuter cette affirmation que Rousseau écrivit la Lettre à d’Alembert en 1758. À côté des questions esthétiques, amplement traitées par la recherche rousseauiste, la stratégie employée pour persuader le lecteur reste encore à examiner. Dans cet article, nous tentons d’éclairer la rhétorique du texte en portant notre attention sur l’image de soi de Rousseau. Par-delà le destinataire explicite de la Lettre, Rousseau vise les philosophes des Lumières dans leur ensemble. Il faut cependant aller plus loin encore : l’argumentation persuasive développée par ce texte s’adresse au public dans toute sa généralité. C’est la raison pour laquelle Rousseau a recours à des idées concrètes et quotidiennes, plutôt qu’à des raisonnements abstraits, ainsi qu’à un style concis, qui prend surtout la forme de l’« énumération ». La pratique de la « digression » permet aussi à l’auteur de rejeter la philosophie comme vue de l’esprit, et d’écarter les idées de d’Alembert, trop éloignées des problèmes de Genève. Sous l’apparence d’une contradiction mutuelle, ces deux procédés concourent à renforcer l’image de soi que veut se donner Rousseau.</p>

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